Partager l'article ! Lettre aux Autres...: Le temps a passé depuis le temps où je suivais vos conseils avisés, et j'ai chang&ea ...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Le temps a passé depuis le temps où je suivais vos conseils avisés, et j'ai changée... pourtant ma vie reste la même avec pour moi le même sentiment de passer a coté de cette vie.
Je ne parle pas de ce qui a changé car j'ai mûri c'est incontestable, et mon entourage n'est plus le même, mais je suis et reste toujours aussi aigrie de ce que je vis.
J'ai pensé et j'espère toujours que je m'étais fais des amis, des vrais peut être pour une fois, mais je viens de passer un été, 2 mois et quelques poussières sans nouvelles, seule à ruminer mon ingratitude envers cette vie pas si mauvaise et la chance que je peux avoir par rapport à d'autres.
je ne suis pas malade, en dehors de problèmes bénins dus à un manque de sport, j'ai des parents, une famille, un toit, la chance de faire des études qui me plaisent... et pourtant...
Vous m'avez longtemps exhorté à faire le tri dans mes "amis" pour être mieux en soi il faut être bien chez soi, mais je n'en suis devenue que plus méfiante, trop peut être... le moindre hic dans mes rapports aux autres et je cherche une source à un problème qui n'existe que dans mon imagination, ou presque.
Mon plus gros problème, et malgré les années je ne sais toujours pas l'exprimer, c'est mon caractère. Je suis à la fois timide dans ce que je ressens et pleinement exubérante quand je suis bien avec les gens... ce qui n'est pas fréquent. Je suis claire et nette dans mon travail mais jamais dans ma vie personnelle, je sais ce que je dois faire, j'ai une idée précise... mais je ne le fais que rarement. J’hésite... je comate, et au final ma vie se déroule devant moi comme un spectateur au cinéma...
Je regarde sans cesse devant moi le film de ma vie, et j’ai beau chercher il n’y a personne d’autre devant l’écran pour me réconforter, personne d’autre qui puisse être intéressée par ce navet biographique… vous me direz que j’en fais trop, j’exagères… mais c’est un coté cynique et ironique que les autres ont développés en moi, ma réponse à des attaques de jeunesse que je ne parviens pas à oublier… et puis… même si personne ne le comprends, pour moi, parler de problèmes sans importance comme d’une catastrophe planétaire, sérieuse mais surtout juste rieuse, c’est ma manière à moi de minimiser les vrais problèmes pour les garder en moi… car les autres ne méritent pas que je les accable de mes fardeaux. Chacun a les siens…
Pourtant, je ne me fais jamais faute d’écouter ce que les autres ont à dire qu’elle que soit leur importance ou leur sérieux… mais m’écoute-t-on moi ? Je passe des heures à conseiller des gens qui sont mes amis, pour les voir partir dès que j’esquisse la moindre phrase qui parle vraiment de moi…
Je ne m’ouvre guère aux autres je l’avoue, et c’est probablement pour ça que tout en connaissant plein de choses sur ma vie de pipelette, ils ignorent en réalité tout de moi… car quand j’ai vraiment envie de me confier il n’y a plus personne.
On me dira que je suis fautive, voir « Pierre et le loup » bien sur… et pourtant tout cela n’est qu’un manque… un simple mais horrible manque… d’écoute, de regard, de sécurité, simplement de quelqu’un qui puisse me démontrer que contre toute attente j’existe bel et bien… Oui. J’avoue, d’après mes amies ce qui me manque c’est l’Amour mais pour le trouver il faut s’épanouir et j’en suis incapable en l’instant… c’est un cercle vicieux. peut être la fin de cette vie estudiantine me permettra-t-elle de trouver l’équilibre tant recherché avant de sombrer… j’étais si bien au travail ces derniers mois… mais c’est la dernière année je ne vais pas abandonner ce n’est pas moi… mais pour la première fois j’appréhende ce retour à la vie sociale…il me fait peur, je me sens trop faible pour y faire face, et pourtant il le faut… car personne ne m’aideras je le sais… puisque personne encore une fois ne le verras ni ne le comprendras… Je suis une grande fille qui a toujours le sourire, et tant pis s’il cache mon désespoir ils préfèrent voir les masques… c’est tellement plus joli, on se croirait à la télé comme ça, quand tout va toujours bien…
Je rêve de mieux me comprendre, d’un jour arriver à moi-même me surprendre, de pouvoir si c’est possible, oublier ces instants terribles, car ils le sont pour moi, le moral au plus bas…
Je rêve de mieux m’exprimer afin que chacun puisse comprendre le rôle qu’il jouent dans mon univers, et celui qu’il me font jouer dans le leur, inconsciemment ou pas je sais que l’explication directe n’existe pas… l’Homme est tel qu’il n’écoute que lui-même et qu’une discussion aussi fondamentale ne verra jamais le jour puisque aucun camp ne veut comprendre que nous sommes tous dans la nuit…
Il est temps pour moi de faire mes valises, le temps se rapproche où je devrais affronter ce second moi, ou le sourire devra rester sur mes lèvres, et les moqueries glisser sur mon ego, elle est fragile cette carapace forgée au fil des années et je sais que ses fissures jamais je ne pourrais les colmater seule. J’ai besoin d’aide sur ce coup là… mais je beau le dire, le crier, ou même simplement l’écrire, c’est tellement étrange mais on ne m’entend pas…
Je ne reproche pas aux autres de ne pas me voir, juste de ne me voir que lorsqu’ils ont besoin de moi… de demander une oreille sans jamais la rendre.
En fait non, ce n’est même pas un reproche puisqu’il s’agit surtout d’une explication, d’une mise à plat avec moi-même, pour mettre définitivement ce que je ressens par écrit, libre à vous d’en retenir quelque chose ou de l’oublier à jamais… mais ne venez pas me dire que je n’ai pas essayé de comprendre ou de faire un effort… mon but ici c’est de prendre le temps dont j’ai besoin pour trouver mes mots, les mots exacts qui diront ce que je veux vraiment dire et non pas ce que vous voudrez entendre pour vous braquer à nouveau contre moi… certes par là je fuis, je vous évite… mais au moins je saisis ma meilleure chance de me faire entendre… la balle n’est plus dans mon camp maintenant.
Je laisserais cette lettre là où vous pouvez la trouver… en espérant qu’un jour vous passerez par là…
Bon courage.
Quelqu'un qui t'as toujours voulu du bien.